samedi 29 mars 2008

De Merzouga à la vallée du Drâa

De Merzouga nous avons repris la route pour la région de Zagora. Traversée de zones toutes plus désertiques les unes que les autres, déserts de pierres, de montagnes, de sable ...
Nous découvrons une végétation inconnue chez nous et croisons de nombreux troupeaux de chèvres noires. La chevrière que nous avons prise en photo occupe son temps à filer la laine.
Après une nuit étape à Nekob, petite ville berbère très active, tranquille et accueillante ("Bonjour, ça va ? ça va bien ? vous êtes français ? Soyez les bienvenus !"), nous rejoignons la vallée du Drâa. C'est une très longue palmeraie, avec de nombreux ksour (villages entourés de fortifications en pisé).A Tamegroute, les ruelles couvertes de la kasbah sont éclairées par des puits de lumière. Cette petite ville est connue pour ses poteries et ses céramiques vert foncé. On y voit le mausolée du soufir Mohammed ben Nasir. Nous y visitons une des plus anciennes bibliothèques (4000 ouvrages anciens).
Retour ensuite à Zagora pour une étape - repos. L'occasion encore de quelques rencontres ...
Nous mesurons des températures extérieures de 14 à 34 degrés. Le paysage est quelquefois voilé ou même caché par un effet de brume (voir première photo): des nuages de fines poussières de sable que le vent peut amener jusque dans nos camping-cars ...
PS : cliquez sur les images pour les voir en plus grand.























mercredi 26 mars 2008

Merzouga : l'Océan de dunes

25 mars 2008 : journée détente !
Pour faire quelques photos et un peu de vidéo sur les dunes, lever de bonne heure pour certains tandis que certaines prolongeaient la nuit ...
A midi, repas au restaurant du camping avec des spécialités locales : crudités, puis tajine au poulet pour les dames et kalia pour les messieurs (légumes variés, petits morceaux de boeuf recouverts d'un oeuf, cuits à l'étouffée avec un assaisonnement !!!). Un vrai régal.
En fin de journée, nous sommes partis à dos de dromadaires pour aller plus loin dans les dunes assister au coucher de soleil. Il nous faudrait quelques séances supplémentaires pour devenir des chameliers confirmés.











De Figuig à Merzouga

Après cette première partie de voyage, dans le Maroc oriental, nous reprenons la route vers le sud ouest. En allant vers des régions plus touristiques nous craignons de ne plus trouver la tranquillité et l'authenticité dont nous avons pu bénéficier jusque là ...
Notre route nous a conduits jusqu'à Merzouga : longue route souvent rectiligne à travers des plateaux désertiques. L'altitude moyenne se situe autour de 900 m. Dans les zones les moins arides, nous croisons toujours des bergers mais, dans ces régions, avec de plus en plus de chèvres noires et un peu moins de moutons. Nous avons rencontré aussi nos premiers dromadaires qui traversaient la route devant nous.
Nous avons fait un tour dans une petite vallée isolée pour trouver un lieu où passer la nuit mais, un peu trop assaillis par les enfants nous réclamant de l'argent, des stylos, des casquettes ... nous avons dû continuer notre route jusqu'au camping de la "source bleue", dans une très belle oasis.
Descente ensuite de la vallée du Ziz, très encaissée, avec une succession de villages de terre au milieu des palmeraies et des petites surfaces cultivées.
Nous avons fait une halte dans la ville d'Erfoud, dans un atelier qui travaille une roche calcaire noire contenant de très nombreux fossiles : l'occasion de faire quelques achats de souvenirs.
A quelques kilomètres de Merzouga, nous avons rencontré le désert comme on se le représente (avec du sable !) et nous sommes maintenant installés au pied des dunes.
Pour les photos de "l'océan de dunes" et notre récit ... rendez-vous dans le prochain billet !!!












samedi 22 mars 2008

La palmeraie de Figuig

Toujours à Figuig,nous visitons une partie de la palmeraie : un système d'irrigation complexe, avec de nombreux petits canaux, alimentés par des bassins-réservoirs permettent d'arroser les cultures (palmiers dattiers, oliviers, figuiers, grenadiers, fèves, oigons, navets et autres légumes, luzerne pour les animaux ...).Les sources sont tièdes et des bassins sont réservés pour la toilette des hommes, pour la toilette des femmes, pour la lessive.Plusieurs jardins sont abandonnés (de plus en plus, parait-il) : les hommes ont émmigré en Europe (France, Allemagne, Pays-Bas), d'autres vers les grandes villes comme Casablanca ou Rabat.On constate , ici aussi, le réchauffement de la planète : les pluies sont de moins en moins nombreuses, et les hivers plus courts parait-il.








Figuig

Nous voici à Figuig, oasis présaharienne, à 100 km au sud de Bouârfa, poste frontière avec l'Algérie (frontière fermée).Le soleil est chaud mais il souffle souvent un vent assez violent et frais.
Figuig est formé de 7 ksour, autrefois peuplés de tribus rivales (des tours de guet en témoignent).Dans le plus ancien et le plus grand, Zenaga, nous circulons dans des ruelles couvertes qui procurent une fraîcheur agréable. Un marocain que nous y avons rencontré nous dit que c'est leur métro ! Les plafonds de ces passages sont faits de poutres en palmier, recouvertes de "triangles" : la base des palmes.Les portes sont également faites de planches de palmier.Les femmes sont, pour la plupart, habillées entièrement en blanc et se voilent presqu'entièrement à notre passage, ne laissant entrevoir qu'un oeil.
Par contre, dans le ksour plus récent situé sur la terrasse surplombant la palmeraie, plusieurs femmes nous ont abordés pour parler avec nous et se faire prendre en photo ... Nous avons vu également des hommes jouer avec des petits cailloux : nous n'avons pas compris les règles, mais la partie était acharnée !Les personnes que nous croisons nous interpellent volontiers : "Bonjour ! Ca va ? Ca va bien ? Soyez les bienvenus ! ...".