samedi 22 mars 2008

La palmeraie de Figuig

Toujours à Figuig,nous visitons une partie de la palmeraie : un système d'irrigation complexe, avec de nombreux petits canaux, alimentés par des bassins-réservoirs permettent d'arroser les cultures (palmiers dattiers, oliviers, figuiers, grenadiers, fèves, oigons, navets et autres légumes, luzerne pour les animaux ...).Les sources sont tièdes et des bassins sont réservés pour la toilette des hommes, pour la toilette des femmes, pour la lessive.Plusieurs jardins sont abandonnés (de plus en plus, parait-il) : les hommes ont émmigré en Europe (France, Allemagne, Pays-Bas), d'autres vers les grandes villes comme Casablanca ou Rabat.On constate , ici aussi, le réchauffement de la planète : les pluies sont de moins en moins nombreuses, et les hivers plus courts parait-il.








Figuig

Nous voici à Figuig, oasis présaharienne, à 100 km au sud de Bouârfa, poste frontière avec l'Algérie (frontière fermée).Le soleil est chaud mais il souffle souvent un vent assez violent et frais.
Figuig est formé de 7 ksour, autrefois peuplés de tribus rivales (des tours de guet en témoignent).Dans le plus ancien et le plus grand, Zenaga, nous circulons dans des ruelles couvertes qui procurent une fraîcheur agréable. Un marocain que nous y avons rencontré nous dit que c'est leur métro ! Les plafonds de ces passages sont faits de poutres en palmier, recouvertes de "triangles" : la base des palmes.Les portes sont également faites de planches de palmier.Les femmes sont, pour la plupart, habillées entièrement en blanc et se voilent presqu'entièrement à notre passage, ne laissant entrevoir qu'un oeil.
Par contre, dans le ksour plus récent situé sur la terrasse surplombant la palmeraie, plusieurs femmes nous ont abordés pour parler avec nous et se faire prendre en photo ... Nous avons vu également des hommes jouer avec des petits cailloux : nous n'avons pas compris les règles, mais la partie était acharnée !Les personnes que nous croisons nous interpellent volontiers : "Bonjour ! Ca va ? Ca va bien ? Soyez les bienvenus ! ...".