mercredi 19 mars 2008

Les écoles du désert et l'oasis de Iche



Lundi 17 mars, nous prenons la route pour commencer notre distribution de vêtements et de fournitures scolaires dans les écoles du regroupement scolaire d'Arride : 5 écoles isolées en plein désert, le long des 100 km de route menant de Bouarfa à l'oasis d'Iche.Les élèves sont majoritairement des enfants de familles nomades. La première école, celle d'Abdellatif, est une pièce construite en terre par les parents, recouverte d'une tôle ondulée et de terre. Les enseignants ont fait 15 jours de grève pour obtenir, ensuite, la création du poste.
La deuxième école, celle où se trouve le directeur du regroupement scolaire, est un peu moins sommaire. Pas d'habitation à proximité : les enfants de bergers, habitent dans des tentes et des habitations de terre situées entre 1 et 10 km.




A Iche, nous sommes chaleureusement accueillis par Mohammed, le président des parents d'élèves, qui nous attendait à l'entrée de l'oasis. Sa femme et sa belle mère nous ont préparé un couscous de bienvenue.Pour nous rendre chez lui, nous circulons entre les habitations par des passages couverts, en terre, conçus pour protéger de la chaleur.
Nous passons deux journées à Iche : distribution encore de vêtements et de matériel scolaire aux enfants de l'école, en présence de l'une des deux institutrices (l'autre étant en congé). Nous visitons aussi une école dans le désert, à 500 m de la route (l'école est fermée car c'est la veille de Mouloud, la fête de la naissance du prophète Mahomet).
















Marie-Claude a pu donner, également, des médicaments et du matériel médical au dispensaire de Iche, tenu par un infirmier.
A chaque promenade dans la palmeraie de nouveaux "amis" nous accompagnent, avant de nous inviter chez eux pour le thé à la menthe avec les crêpes accompagnées parfois de beurre de chèvre (blanc) ou de fromage de chêvre (frais).
Ce matin, les élèves se présentent à l'école mais ils sont renvoyés chez eux. Aujourd'hui, pas d'école à Iche : l'institutrice profite de notre départ pour que nous l'amenions à Bouârfa d'où elle rejoindra sa famille à Oujda pour la fête de Mouloud. Nous partons aussi avec Mohammed qui voulait se rendre dans le désert, à 10 km de l'oasis.










1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bravo à vous quatre et chapeau bas pour votre action